un ser humano de sexo femenino

  • @
  • Δ
  • Ω
  • rssRSS Feed Icon
Turc+Echec; en effet à la fin de la saison 1 de la série télé “The Sarah Connor Chronicles” je me suis demandé pourquoi Andy avait appelé sa machine “Le Turc”.

.

Cette histoire est celle d’un “automate” un peu spécial; soit disant capable de battre n’importe quel homme sur terre au jeu d’échec ! Son nom : “Le Turc Mécanique”

Un automate avec un accoutrement vestimentaire turque devant une caisse en bois ou reposait un plateau d’échecs. Dans le coffre de la caisse résidait des mécanismes et rouages prétendus complexes qui se devaient de déplacer les pièces du jeu.

Le responsable de cette chose, ou plutôt le créateur se trouvait être un baron autrichien qui répondait au nom de Von Kempelen. Une fois l’automate construit il s’empressait de le présenter à l’impératrice d’Autriche et toute sa cour.

Entre fascination et terreur l’objet qui se devait de défier la pensée humaine était sujet à diverses polémiques, même Edgar Poe y allait de sa propre hypothèse…

Ci-joint l’article écrit en 2005 par le journaliste suisse Ruth Hafen : Echecs: le Turc mécanique

turc-mecanique Le Turc est fort !S’agissait-il d’un nain? De magnétisme? De magie? Au XVIIIe siècle, un automate joueur d’échecs fascinait le public en Europe comme en Amérique. Toutes les tentatives faites pour percer son secret ont longtemps échoué. Dans son livre consacré au Turc, Tom Standage brosse l’histoire de l’automate joueur d’échecs. Lisez comment ce dernier fonctionnait vraiment.

Le Turc mécanique fascinait les passionnés d’échecs de la fin du XVIIIe siècle. Si beaucoup pensaient avoir affaire à un automate, certains soupçonnaient, à juste titre, que le Turc était commandé par un joueur dissimulé dans le coffre durant toute la représentation. Mais ils n’ont jamais pu en apporter la preuve.

Edgar Poe près de percer le secret
Dans ses explications sur le fonctionnement du Turc, Edgar Poe s’était rapproché dangereusement de la vérité: loin d’atteindre la paroi arrière du coffre, le mécanisme d’horlogerie montré au public n’occupait qu’un tiers de ce dernier. Une fois entré dans le coffre, le joueur prenait place sur un siège à coulisses placé derrière le mécanisme. Le buste masqué par ce dernier, il cachait ses jambes dans la partie inférieure. Le joueur pouvant s’asseoir le buste droit, aucun nain ni enfant n’a été exploité.

Un coffre vide plein de rouages
Lorsque la représentation commençait, le joueur, qui pouvait rouler pratiquement sans bruit sur des rails bien graissés situés dans la partie arrière du coffre, s’avançait sur son siège. Il remontait alors les genoux, le haut du corps penché en avant. Le mouvement du siège actionnait quelques engrenages inutiles situés derrière le mouvement d’horlogerie. Lorsque le présentateur ouvrait la porte placée à l’arrière et éclairait le mécanisme de sa bougie, le public avait l’impression que le coffre était empli jusque dans ses derniers recoins de rouages compliqués. Une fois la porte arrière close, le joueur pouvait reculer le siège et déployer ses jambes. Il fallait encore préparer le compartiment principal en vue de l’inspection par le public. Après s’être assis, le joueur dissimulait ses jambes sous un couvercle rabattable et fixait en un tournemain une planche qui masquait également son buste. Pendant ce temps, le présentateur mettait tranquillement les figurines en place. Lorsqu’il avait terminé, il pouvait parfaitement ouvrir les portes de devant: le coffre semblait vide.

Des candélabres détournent l’attention de la fumée de la bougie
Une fois le public convaincu que personne ne pouvait avoir pris place dans le coffre, le présentateur fermait toutes les portes et remontait bruyamment le mécanisme. Pendant, ce temps, le joueur camouflé transformait une nouvelle fois l’habitacle. Il pouvait cacher dans une petite niche une bougie qui éclairait l’intérieur de l’automate. La fumée était évacuée à travers le turban par un tube faisant office de cheminée; deux candélabres apparemment destinés à éclairer l’échiquier masquaient à la fois l’odeur et la fumée de la bougie. Malgré l’apport d’air frais par les petites perforations réalisées à la surface de l’automate, l’atmosphère à l’intérieur du coffre était si suffocante et enfumée que la durée des représentations du Turc devait être limitée à une heure.

Un système de leviers raffiné guide la main du Turc
Dans le coffre, le joueur était placé devant un échiquier dont chaque case comportait deux orifices. L’un était destiné à accueillir les figurines, qui disposaient à leur base d’une goupille adéquate; le second était utilisé pour positionner le bras du Turc sur l’échiquier supérieur au moyen d’un pantographe (système de leviers complexe). Une tige de métal, qui pouvait être déplacée sur chaque case de l’échiquier intérieur et était reliée pas un système de leviers avec le bras du Turc, permettait au joueur de placer la main gauche du personnage exactement sur la case correspondante de l’échiquier supérieur. En faisant monter et descendre la tige, il pouvait lever ou abaisser la main du Turc, dont les doigts s’ouvraient et se fermaient en faisant tourner la tringle. Lors de chaque coup, le joueur posait tout d’abord sa propre figurine sur la case souhaitée, puis dirigeait le bras de la marionnette de façon à ce que celle-ci répète le mouvement sur l’échiquier supérieur.

Des aimants révèlent en bas ce qui se passe en haut
Mais comment le joueur caché savait-il quel coup son adversaire venait de jouer? Les figurines de l’échiquier supérieur comportaient de puissants petits aimants. Sous chaque case était suspendue une petite rondelle de métal rattachée à un fin fil métallique en spirale. Lorsqu’une figurine était déplacée sur une case, l’aimant attirait la rondelle et la plaquait contre le couvercle. Une fois la figurine retirée, la rondelle retombait et se balançait pendant quelques secondes au bout du fil en spirale. Il suffisait au joueur camouflé d’observer le dessous de l’échiquier supérieur pour voir quelle figurine était déplacée. Il reproduisait le tout sur son propre échiquier et réfléchissait à la riposte.

.
.

Lorsque le papa du “Turc” mourrait il atterrit chez divers gens sans que personne ne saches vraiment le faire fonctionner. Jusqu’au jour ou l’ingénieux automate devient la possession d’un certain Maelzel !

L’ingénieur allemand lui avait tout pigé à la chose et fait parcourir le Turc vers des personnes de divers horizon; le rendant au combien célèbre…

Le Turc Mécanique peut se venter d’avoir battu une panoplie de personnages célbres tels que Benjamin Franklin, Beethoven ou encore Napoléon Bonaparte !

La belle histoire dû s’arrêter le jour ou en pleine tournée Schlumberger le secrétaire de Maelzel mourut apriori accidentellement; ivre sur un bateau chute et noyade !
Suite à ce décès la suite de la tournée fut annulée sans autres forme de procès…

Le secret du Turc fut révélé pour la pire des raisons; l’argent ! Maelzel le vendit à un riche médecin qui lui promit d’entretenir le secret mais celui-ci s’empressa de vendre le secret au premier qui lui offrit un gros paquet d’argent.

L’objet passa ensuite quelques années dans un musée avant d’être détruit par un incendie.
.
.
.

turc-mecanique-2 Le Turc est fort !Bien sûr vous l’aurez compris, cet automate était bien un fake; pas de mécanisme complexe mais les énormes rouages permettaient de loger un joueur d’échec. Le gonze s’éclairait à l’aide d’une bougie et la fumée s’évacuait par le turban du Turc.

En l’occurrence l’ami Schlumberger était probablement à l’époque le meilleur joueur d’échecs du monde.

------------------

by Qui©he

Souk KULTE RiNG | Tags: Echecs, Petite Histoire, Turc

Some Responses to “Le Turc est fort !” :

  1. C’est excellent cette histoire !

    Merci Quiche :)

    Commented merdeuse on 9 juillet 2008 à 22:06
  2. Ah voila donc d’où vient le nom Le Turc dans la série Terminator, merci pour ce moment d’histoire!

    Commented HoroX on 11 juillet 2008 à 9:14
"Il faut traduire, commenter, publier, imprimer, réimprimer, clicher, stéréotyper, distribuer, crier, expliquer, réciter, répandre, donner à tous, donner à bon marché, donner au prix de revient, donner pour rien..." (Victor Hugo)

Anciens Posts (piqués avec hasard dans les archives)

  • TokyoFlash : Montres fort originales
  • Chinesisches Roulette
  • Corps perdu
  • Life Before Death
  • J'men fous de la polémique


« Western Spaghetti
Il faut laisser la chance aux chansons… »
A product of un être humain de sexe féminin
S'aliéner par email :