Américaine, la photographe Jane Evelyn Atwood s’est installée en France fin 1971.
Plus connue pour son millier de clichés sur les femmes en prison, Jane ne s’est pas risquée seulement à ce thème mais sur un peu tout les sujets et milieux dans la volonté de briser les clichés sur les individus en marge de leur société.
Les sans papiers, les réfugiés ou bien encore auteur de plusieurs livres sur les aveugles, la prostitution et la légion étrange. L’un des prix dont elle est le plus fière c’est le prix de « La Fondation Word Press Photo d’Amsterdam » pour son documentaire “Jean-Louis, vivre et mourir du sida” en 1987.
Ce n’est qu’au début des années 90 qu’elle part en Russie pour son tout premier sujet sur les femmes incarcérées, sujet qu’elle étend par la suite sur une dizaine de pays tel que son pays natal ainsi que la France, Suisse, Espagne, Inde… pendant près de neuf années. Au départ, elle n’avait pas dans l’idée de s’intéresser plus particulièrement aux sorts des prisonnières, mais étant donné que l’univers carcéral masculin lui fut interdit d’accès, elle s’est donc tournée naturellement celui des femmes. Elle a rassemblé de multiples témoignages sur la condition des femmes en prison afin de comparer les différents systèmes pénitenciers, écrivant également quelques ouvrages sur le sujet en démontrant que ces systèmes humilient ces personnes plutôt que les réhabiliter. Univers ou 88% des femmes incarcérées le sont pour des actes et délits “non violents”. Photos aux différentes teintes ou se côtoient une gardienne au regard affectueux veillant aux bons soin de ses protégées et celle d’une prisonnière enceinte, menottes aux poignets pendant l’examen avec le gynécologue.
Photographe, auteur et réalisatrice de documentaires Jane Evelyn Atwood nous laisse plusieurs témoignages bouleversants et intelligents. (vous pouvez vous procurer la plupart de ces ouvrages sur le net…)
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by Qui©he
Souk UNDERGROUND | Tags: Photographie, Prison, Womens

