Michael Haneke, réalisateur contreversé… Posté le Mercredi 12 octobre 2005 - 19:29
En 1989 «Le septième continent (Der Siebente kontinent)» son premier long métrage sort en salle après avoir été refusé par la télé. Ce film inaugure alors une trilogie sur une sorte de constat de la violence par son développement dans nos sociétés modernes. Le tout grâce a une réalisation quasi chirurgicale qui permet de créer instantanément un malaise chez le spectateur. Il nous dévoile un film existentialiste très moderne qui retrace la vie d’une famille glaciale avec des adultes qui ont perdu leur âme et une enfant qui prétend être devenue aveugle afin d’attirer leur attention.
Le volet suivant «Benny’s Video(1992)» nous conte un adolescent vivant dans un milieu bourgeois coupé de toutes communications avec sa famille trop absente et se réfugiant dans son unique passion : la vidéo. Benny perds peu a son sens des réalités et sa rencontre avec une fille dont il tombe éperdument amoureux le conduira définitivement dans l’horreur.
Le troisième et dernier volet «71 fragments d’une chronologie du hasard (1994)» présente a travers des scènes bien différentes la vie d’inconnus, ces gens ne sont que le lot d’une société occidentale atomisé et anonyme. Le soir du réveillon de noël l’un d’entre eux dérape en tirant sur des gens dans la rue sans mobile apparent.
La trilogie sur le pouvoir des média et désintégration des familles est choisie dans la sélection de « la Quinzaine des Réalisateurs (Cannes) » et Michael Haneke est bel et bien lancé dans le monde du cinéma européen.
Le réalisateur autrichien continu ses films plus que dérangeant, 1997 « Funny Games » l’histoire de deux ados qui séquestrent une famille. Ici la violence est difficilement soutenable mais il détourne les codes de violence auxquels nous sommes habitués pour un renversement de situation surréaliste, les tripes du spectateur sont en émoi.
En 2000, Haneke signe son premier film en français « Code inconnu » (avec Binoche), les thèmes de «71 fragments…. » sont repris dans un Paris cosmopolite. Ces persos ont quelque chose en commun, mais quoi ?
Puis vient : le film, celui qui éclatera sur scène mondiale en 2001 grâce au «Grand Prix du festival de Cannes » (cad le prix juste sous la palme d’or..).
Le film en question est «La Pianiste» (avec Annie Girardot, huppert et Magimel), il s’agit de l’adaptation très réussie du roman de du roman d’Elfriede Jelinek. Welter 20 ans tombe amoureux de sa prof de piano sèche et autoritaire vivant toujours chez sa mère femme un peu gâteuse et très têtue. Ce film n’est pas vraiment réservé aux âmes sensibles, mutilation, perversion, masochisme, envoûtant et la prestation d’Huppert est inoubliable. Sujets délicats rarement aussi bien traités au cinéma, ce film reste pour moi un film bouleversant.
Haneke réalisateur à découvrir ou redécouvrir ?
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by Qui©he
Souk UNDERGROUND | Tags: Bio, Cinéastes, Cinéma













